La Consultation et les traitements
A l’origine de la dysfonction, de la douleur, du trouble ou du symptôme, il y a souvent un traumatisme : chute, mauvais mouvement, « coup du lapin », accident, … c’est pourquoi la consultation ostéopathique comporte 3 aspects.

L’interrogatoire : le patient est interrogé sur les éventuels traumatismes subis, ses antécédents médicaux et chirurgicaux.

L’observation : l’ostéopathe observe la façon dont le patient se tient, se déplace et se meut.

La palpation : le patient est soumis à un examen palpatoire qui permet de déceler les dysfonctionnements et les restrictions ou pertes de mobilité.

Ces 3 étapes permettent de poser le Diagnostic Ostéopathique Spécifique et de rechercher les diagnostics d‘exclusion, c‘est-à-dire les manifestations cliniques qui relèvent d‘une autre discipline. (chirurgicale, médicale)

Préventif et curatif, le traitement est manuel. Il permet de supprimer et de réajuster les restrictions de mobilité du corps, réajuster les structures pour restaurer les fonctions perturbées, dans le respect constant des amplitudes physiologiques propres à chaque organe ou articulation.

Le geste ostéopathique est d’une totale innocuité, précis, la plupart du temps doux et indolore, et toujours adapté au patient et à sa pathologie.

Le nombre de traitements est variable : pour un trouble récent ou aigu, deux à trois suffisent. Quand la pathologie est ancienne et chronique, le nombre de traitements est plus important. Dans le cadre d’une démarche préventive, une visite chez un ostéopathe, tous les 4 à 6 mois, est indiquée.

Statut Légal

LOI n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé.

NOR : MESX0100092L
Article 75

L'usage professionnel du titre d'ostéopathe ou de chiropracteur est réservé aux personnes titulaires d'un diplôme sanctionnant une formation spécifique à l'ostéopathie ou à la chiropraxie délivrée par un établissement de formation agréé par le ministre chargé de la santé dans des conditions fixées par décret. Le programme et la durée des études préparatoires et des épreuves après lesquelles peut être délivré ce diplôme sont fixés par voie réglementaire.
S'il s'agit d'un diplôme délivré à l'étranger, il doit conférer à son titulaire une qualification reconnue analogue, selon des modalités fixées par décret.
Les praticiens en exercice, à la date d'application de la présente loi, peuvent se voir reconnaître le titre d'ostéopathe ou de chiropracteur s'ils satisfont à des conditions de formation ou d'expérience professionnelle analogues à celles des titulaires du diplôme mentionné au premier alinéa. Ces conditions sont déterminées par décret.
Toute personne faisant un usage professionnel du titre d'ostéopathe ou de chiropracteur est soumise à une obligation de formation continue, dans des conditions définies par décret. L'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé est chargée d'élaborer et de valider des recommandations de bonnes pratiques. Elle établit une liste de ces bonnes pratiques à enseigner dans les établissements de formation délivrant le diplôme mentionné au premier alinéa.
Un décret établit la liste des actes que les praticiens justifiant du titre d'ostéopathe ou de chiropracteur sont autorisés à effectuer, ainsi que les conditions dans lesquelles ils sont appelés à les accomplir.
Ces praticiens ne peuvent exercer leur profession que s'ils sont inscrits sur une liste dressée par le représentant de l'Etat dans le département de leur résidence professionnelle, qui enregistre leurs diplômes, certificats, titres ou autorisations.

FIN